Alors que la consommation intérieure locale a augmenté de 4% au premier semestre, la production s’est contractée d’environ 2%, de sorte que la Roumanie est retombée dans la zone importatrice, après un équilibre très fragile atteint en 2024.
On attribue désormais au gaz de la mer Noire la capacité de transformer la Roumanie en exportateur régional, mais les estimations de Transgaz contredisent ce discours optimiste. La Roumanie aura besoin d’importations de 3 à 5 milliards de mètres cubes, mais son rôle régional est assuré par les infrastructures déjà en place, explique Ion Sterian, PDG de Transgaz, leader incontesté du BVB depuis le début de l’année. « J’ai toujours dit que nous aurions besoin d’importations, de 3 à 5 milliards de mètres cubes par an, même avec le gaz de la mer Noire. Nous constatons un déclin de la production terrestre et de la production offshore actuelle. D’autre part, certains projets de production d’énergie sont en voie d’achèvement et nécessitent du gaz. L’expansion des réseaux gaziers se poursuit, de nouveaux consommateurs sont connectés et Azomureş a repris son activité. La demande va augmenter », explique Ion Sterian, directeur de Transgaz.
« Mais nous avons l’infrastructure, et cela transformera la Roumanie en une plaque tournante », déclare Sterian.
L’action SNTGN Transgaz SA a progressé d’environ 69 % l’an dernier, suscitant un intérêt croissant de la part des investisseurs. Depuis début 2025, l’action Transgaz a progressé d’environ 76 %.



